Cuba Libre !
Mon top des discothèques… celles dont je me souviens 😵💫 - Le philosophe de comptoir est de retour
Lundi 1 juin 2026
Paname, après la vague de chaleur
Camarades,
Comment allez-vous ? Bien, j’espère.
Beaucoup d’activités de mon côté, trop ?C’est une vraie question à se poser quand on empile comme je le fais les projets perso mais aussi pro. Par exemple, j’ai décidé de relancer mes Vidéoskatologies de Comptoir (voir 👇) et c’est vraiment sympa à faire. Avec toussa, je traine pour vous envoyer des nouvelles ici. Dans ma quête de nouveaux lecteurs pour que vous vous sentiez moins seules, j’ai aussi transféré les Lettres d’un jeune boomer sur Substack, attiré par les fonctionnalités de la plateforme. On verra bien !
💡 Petite idée : n’hésitez pas à faire découvrir cette newsletter à vos amis en la transférant, je suis persuadé que cela leur fera très plaisir ! 😁
Mon Gilles Rapaport que j’ai aux dessins, a été d’une célérité exemplaire alors que je lui ai livré ma dernière chronique OK Boomer très très tard. Qu’il en soit remercié ! Avec ce petit texte magistralement illustré nous sommes repartis sur les pistes de danse où j’ai trainé mes Stan Smith ou mes santiags selon l’époque.
Sandrine m’a relu et elle m’a bien aidé sur certaines phrases où je m’étais laissé entrainé trop loin par les démons de minuit sans doute.
J’espère que cela vous plaira.
Adesias,
Monsieur Châtellier
PS : Pour tout le reste du grand mezze de ma vie, c’est sur mon Instagram qu’il faut aller !
CHRONIQUE OK BOOMER
Club Memories
Alors que certains se lancent dans l’établissement de listes des meilleurs films de leur vie, des albums de référence de progressive rock islandais voire des meilleurs crêperies de Concarneau, j’ai de mon côté décidé d’établir un classement des discothèques qui ont marqué ces quelques dizaines d’années de ma vie terrestre.

J’aimerai vous écrire que la boîte idéale, celle dont je me souviendrai toute ma vie, celle dont je ressens encore les basses résonner jusque dans mes os, l’odeur du tabac couvrant celle de la sueur des usagers en transe sur les tubes de ma jeunesse, c’est évidemment Le Repaire. Oui, à Brioude, là-bas dans La Comté, le pays des gentils hobbits certes mais surtout des altiligériens à l’accent chantant dont les pieds sont bien moins larges et poilus alors qu’ils sont tout aussi gentils. Le Repaire, cette discothèque perchée comme une boîte à musique ou un petit château de conte de fées, à deux kilomètres à vol d’oiseau du café Le Saint-Laurent, dit « Le Saint-Lau », où nous nous échauffions à coup de monacos avant que de partir y danser. Un haut lieu donc, c’est amusant les mots, que je fréquentais assidûment à la fin des années 1980 et dans lequel j’officiai même un été comme DJ. C’est une autre histoire que j’ai déjà racontée, fidèle lecteur·rice. Mais non, ce n’est pas l’heureuse élue de mon panthéon des salles de danse de ma prime jeunesse.

Si je voulais mentir pour faire le malin auprès de mes lectrices clermontoises, je pourrais aussi nominer Le Phidias, un autre haut lieu de la nuit, situé comme il se doit donc sur les hauteurs de Clermont-Ferrand. L’un des endroits de perdition privilégié de la belle jeunesse clermontoise qui en a conservé le souvenir du temple ultime de la musique dite « de qualité » de ces années-là. Idéale pour les garçons modernes qui brillaient sur la piste avec leurs Weston à glands alors que les filles remuaient leurs serre-tête sur Les Calamités ou le dernier des Smiths. Moi-même, j’envahissais la piste de mes contorsions au rythme approximatif certains soirs de semaine de mes années « étudiantes » (les guillemets sont importants ici), quand je n’étais pas au Studio 7, à Riom, ou dans une soirée étudiante à La Tour (oui les guillemets étaient vraiment importants comme je l’écrivais plus haut), pour le plus grand plaisir de la bande de vrais étudiants qui m’accueillaient en leur sein pour les faire rire. J’ai quelques souvenirs embrumés au rhum-Coca que personne n’appelait « Cuba libre », s’il vous plaît ! Malgré cette Haute Qualité Musicale, il n’empêche que ce n’est pas non plus Le Phidias le gagnant dans cette compétition sympathique, amicale et un brin nostalgique, je vous l’accorde.

Une fois monté à la ville, à la capitale, mon Paname, Marilyne la physio des Bains me laissait entrer sur ma bonne mine, sûrement pas sur mes fringues et encore moins sur un entourage féminin que je n’avais pas. Pour être honnête, ces quelques incursions ne m’ont pas vraiment marqué, je n’y ai jamais été vraiment à mon aise. Le petit provincial avait du mal à exister au milieu des filles plus hautes que la tour Eiffel qui n’avaient pas un vrai regard pour moi : c’est dans ces moments-là que j’ai appris le sens du mot « mépris » et aussi, enfin, ce qu’était un Cuba libre. Les mauvais garçons de ces nuits auraient bien été intéressés eux, mais bon on ne se refait pas. Pour les années Palace, Queen ou Boys, je suis arrivé trop tard.

Outre Les Bains, les soirées branchées, pour citer Mitt’rand, du début des années 1990, c’était à la piscine Deligny. La seule fois où j’y fus invité, je n’y suis pas allé, car je travaillais comme veilleur de nuit dans un parking des Champs ! Une soirée devenue mythique : cette nuit-là, la structure de la piscine Deligny s’est disloquée et a coulé dans la Seine. « Monsieur le juge, je n’ai rien à voir dans cette histoire, c’est promis, je garais une Jaguar à ce moment-là ! »

Non. La boîte de nuit qui sera celle dont j’emmènerai le souvenir dans mon urne lors de mes funérailles viking, c’est L’Hypnos.
Retour au Brioude des années 1980. Les couples se formaient contre le comptoir (des bébés y ont été conçus, je suis témoin !) après avoir dansé sur Still Loving You alors que des gars se soulageaient de trop de bière, eux aussi contre le comptoir. Et bien sûr le parking où ça se battait à la sortie parce que « t’as regardé ma copine, faquin ! ». J’ai encore le souvenir de cette soirée où je me suis retrouvé en compagnie d’une bande de paras qui m’avaient pris sous leur aile de géants musculeux, sur ma bonne mine déjà à l’époque, pour célébrer avec moi le passage à la nouvelle année. Affublé d’un plâtre et de béquilles, l’entorse de la cheville se soignait alors de cette façon, j’avais terminé au sol, comateux de trop de rhum-Coca (le fameux Cuba libre) pendant que mes camarades de chambrée d’un soir frottaient le nez d’un gars qui avait marché sur la Doc Martens du sergent-chef Fouchtras. Une inspiration à vie pour le jeune homme que j’étais que de fréquenter ces vrais guerriers dignes d’Ásgard.

Le lendemain, rentré on ne sait comment, je m’étais réveillé brutalement sous les cris de ma sainte mère qui n’avait pas une once de compassion pour l’innocent que j’étais : pendant la nuit j’avais été malade dans mon lit d’adolescent. Aussi peu d’empathie devrait être interdit !
🎶 Play-scriptum : En écrivant cette chronique j’écoutais Tame Impala, « Let It Happen » qui me met en joie. Sans doute en rapport avec la chance d’avoir été au concert parisien par un heureux hasard (ne me demandez pas si Justice c’était bien, je suis arrivé trop tard et parti trop tôt, quel naze ! 👎). Evidemment le dernier James Blake m’a encore collé les frissons, il faut que ça cesse ! Comme j’ai reçu en cadeau un très beau Stone Roses, je me passe en boucle sur ma platine « I wanna be adored » parce que ce titre dit tout.
VIDEOSKATOLOGIES DE COMPTOIR
C’est le grand retour des petites vidéos à skate ou à vélo que je commets principalement sur Instagram. Des pastilles, mentholées comme les aimait ma grand-mère, de psychologie ou de philosophie de comptoir de très haute volée avec souvent une leçon de vie à retenir à la fin 🤣. C’est ponctué de souvenirs et d’anecdotes personnels bien sûr !!!
Voici l’une des dernières, une série que j’ai faite pour mon anniversaire avec une petite montée à Montmartre sur mon petit vélo qui se plie.
Pour ne pas louper les prochaines : direction Insta (oui je dis ça).

